Que Faire ?

les cultures en terrasses donnent aux paysages de l’Anti-Atlas une identité et une originalité. Toutefois, depuis quelques décennies, un déclin irrémédiable atteint ces ouvrages ancestraux. C’est un savoir-faire qui est aujourd’hui menacé de ruine ou de disparition. Cependant, une gestion et une exploitation intelligente et consciente de ces champs construits et hérités des générations de paysans pourraient bien contribuer d’une part à leur épargner cette déprise agricole qui les affecte aujourd’hui, d’autre part, à contribuer à la survie d’une société paysanne déjà allégée d’une forte partie de ses ressources humaines.

POUR PRÉSERVER IL EST AINSI TEMPS DE :

INFORMER

une étape préalable à toute intervention sur le terrain et qui vise à préparer une documentation sur les terrasses en culture et mener des compagnes de sensibilisation qui ciblent les ONG locales, acteurs locaux et population.

 

FORMER

La conception, la construction, la mise en valeur et la gestion de ces systèmes nécessitent une connaissance spécifique que les nouvelles générations peuvent acquérir par la formation. Il faut alors élaborer et réaliser des modules de formations pratiques au profit des différents acteurs en particulier les jeunes.

VALORISER

Une réflexion s’impose pour une conversion des systèmes de production plus valorisants. Il faut aussi considérer une valorisation économique de tous les services environnementaux assurés par ces aménagements.

 

RÉHABILITER

Pour réhabiliter et revitaliser ces espaces, il paraît indispensables d’insérer le « système terrasses » dans une politique global d’aménagement qui vise à retrouver l’harmonie entre l’amont et l’aval. Cela nécessite l’intervention institutionnelle de l’état à travers ses services techniques et l’implication de la société civile, des acteurs locaux et la population dans une démarche de reconstruction de cet espace.

PATRIMONIALISER 

Avec l’apparition d’une nouvelle dimension patrimoniale, ces aménagements pourraient bien être valorisés dans cette nouvelle perspective mais en y associant d’autres objets annexes porteurs de mêmes valeurs patrimoniales à savoir : les greniers collectifs « les igoudars », les citernes « les matfias », les aires à battre et toutes les pratiques culturales associées (patrimoine immatériel). Il faut aussi assurer la promotion de ce patrimoine.

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